Projets/Manifestations

Colloque Caribéen d'architecture - 2009

La Ville et le Crise, les villes et les crises...
Réalités et réponses dans la Caraïbe

La Maison de l'Architecture de la Guadeloupe a initié avec pertinence et originalité une approche dynamique et croisée, participative et créative de la Ville, aux Antilles, dans la Caraïbes, depuis 2005.

Chaque année, des thèmes, des sites, des acteurs témoignent de la pratique, professionnelle ou citoyenne, technique ou artistique de la ville, aspirant à revisiter les certitudes d'un regard alternatif, critique et constructif.

Tel est d'ailleurs la philosophie d'ouverture et d'interrogation des organisateurs et des participants de ces rendez-vous.

En cette année 2009 de travaux de synthèse de cette action inédite, est-il utilise ou illusoire de vouloir définir la Ville Caribéenne, tant dans son approche urbaine et architectureale que sociale et culturelle ?

Rendez-vous

LE SAMEDI 4 JUILLET 2009
AU CENTRE CULTUREL REMY NAINSOUTA

de 9H à 18H
VENEZ NOMBREUX

Présentation par Bruno CARRER

La Ville et la Crise, les villes et les crises … réalités et réponses dans la Caraïbe

La Maison de l’Architecture de la Guadeloupe a initié avec pertinence et originalité une approche dynamique et croisée, participative et créative de la Ville, aux Antilles, dans la Caraïbe, depuis 2005. Chaque année, des thèmes, des sites, des acteurs témoignent de la pratique, professionnelle ou citoyenne, technique ou artistique de la Ville, aspirant à revisiter les certitudes d’un regard alternatif, critique et constructif. Tel est d’ailleurs la philosophie d’ouverture et d’interrogation des organisateurs et des participants de ces rendez-vous.

En cette année 2009 de travaux de synthèse de cette action inédite, est-il utile ou illusoire de vouloir définir la Ville Caribéenne, tant dans son approche urbaine et architecturale que sociale et culturelle ?

Ville Caraïbe ou Villes de la Caraïbe ? Si les points communs et les analogies ne manquent pas (entre la matrice coloniale, les héritages architecturaux, les déterminants climatiques et les traditions culturelles), les divergences et les démarcations sont nombreuses (qu’il s’agisse du cadre politique et idéologique de la gouvernance, de l’équilibre démocratique et de la vitalité économique des états, du rapport des habitants à l’espace urbain (conquête ou fuite, appropriation ou dévitalisation), des concurrences territoriales (gatthed communities ou villes nouvelles …) ou des réponses mobilisées par les pouvoirs publics (abandon au chaos ou mobilisation des forces sociales, repli sécuritaire ou projets d’urbanité, architecture conservatrice ou liberté créatrice …)

S’il est une dimension qui n’échappe à aucune ville, de la Caraïbe continentale à la Caraïbe insulaire, de la Métropole régionale à la ville secondaire, du régime collectiviste à la société libérale, c’est bien que la Ville traverse la Crise,

- la Crise … qu’elle soit financière, économique et sociale à l’image d’un monde libéral confronté au choc du déclin ;
- la crise … qu’elle soit environnementale ou climatique, rendant vulnérables et périlleux des territoires soumis à des aléas parfois incontrôlables ou du moins difficilement maîtrisables
- Ou la Crise plus profondément crise des sens et des valeurs qui vouaient à la Ville une vocation d’intégration, d’échange, de développement et de sociabilité ?

Or la crise est un point de rupture, un moment décisif où les facteurs de tension et d’instabilité, où les incertitudes et les remises en question confrontent chaque acteur à ses repères et ses modes de faire, de penser, d’être. La crise ouvre de nouvelles perspectives.

Dans ce sens, peut-être, la Ville Caribéenne comme berceau des exclusions et matrices des inégalités, a-t-elle toujours été l’espace de la conquête des droits, de l’organisation communautaire, de l’alternative économique et de l ‘imaginaire créatif. En ce sens, elle a tout autant victime de la crise par l’exclusion qu’elle produit et accueille que potentiel de rebond, de réponse, de projection …

La remise en cause des certitudes, des modèles de développement et des modes de production de l’habitat voit dans la crise l’ouverture de nouveaux possibles, allant du meilleur au pire, du chaos à la splendeur.

Serons-nous acteurs ou spectateurs de ce changement de paradigme ?

Devons-nous l’accepter et le subir ou l’anticiper et le dominer ?

En quoi nos pratiques d’architectes, d’urbanistes, d’artistes, de citoyens, d’élus … peuvent elles s’exprimer plus librement et plus originalement proposer des temps, pour créer des espaces et offrir des relations moins durs, moins cruels, moins froids ?

Une nouvelle ère d’autonomie, d’équilibre et d’innovation ne s’ouvre-t-elle pas ?

Ne serait-ce pas aussi cela que l’on baptise et décrète le « développement durable et équitable » ?

Dans ce sens, la dimension mobilisatrice de projet reprend du sens. Faire projet, Collectivement, Profondément et Authentiquement … Ce à quoi nombre d’entre nous aspiraient en Guadeloupe et en Martinique en Février - Mars 2009 peut-il voir le jour durablement dans nos villes ? avec et pour les habitants ?

Nous l’évoquerons avec des acteurs impliqués de la Ville, croisant des regards et des itinéraires de Guadeloupe, de la Caraïbe anglophone et de la Caraïbe hispanique, d’ici et d’ailleurs … forcément pour le meilleur !

Extrait du texte de présentation de Bruno CARRER

Programme



Maison de l'Architecture, 9 rue de la liberté, 97122 BAIE-MAHAULT, GUADELOUPE Facebook MAG    Contact