Projets/Manifestations

PROJETS GAGNANTS

1er Prix de la Maison de l’Architecture

Equipe : Mémoire Mutation et Milieu : Darboussier un site en devenir
Alex Vuillier & Lola Meigneux –Architectes - France

Ce projet se situe sur le site de Darboussier. Le jury a trouvé que par son programme, par son architecture, par le traitement de cette espace, ce projet méritait le premier prix.

« Tout d’abord,nous avons essayé d’initier un travail de mémoire qui se traduit par une approche contextuelle de notre développement urbain. À la méthode souvent employée « du tabula rasa » (la table rase), nous avons préféré développer une poétique de l’objet trouvé, afin de redonner vie et mettre en scène ce lieu chargé d’histoire. Aussi la plupart des bâtiments mais aussi le tracé des voies d’accès sont conservés et réhabilités.... »

Ce projet s’axe sur cette mixité entre Habitat et Emploi, à travers deux types d’interventions architecturales :
Tout d’abord en proposant des unités « Habitat-Prod », logements individuels groupés (Type T4 et T5), jumelés avec des locaux à usage professionnels, indépendants ou non dans leur fonctionnement, mais permettant une assise pour le développement et la valorisation de l’artisanat, des PME et des micro-entreprises.
Un habitat plus dense se rapprochant du type d’habitat au centre de Pointe à Pitre.
« Nous avons donc élaborés trois « complexes » urbains mêlant espaces commerciaux, plateaux d’activités tertiaires et logements en appartement et « Penthouse » sur les toits, desservis par des espaces publics piétons dans la continuité du mail de circulation environnant. »

Les structures industrielles sont préservé dans un état proche de leur état existant grâce à une couverture autonome ou se mêlent brises soleil et panneaux solaires.
Ce projet a suit prendre en compte la spécificité du lieu, et ses problèmes - Emploi/ logement/ culture – pour créer une extension intelligente à la ville de Pointe à Pitre.

 

2éme Prix de la Maison de l’architecture

Equipe : [ Arquitectura Bitonal] -
Rivera Gandia Josué & Segarra Torres Loami – Puerto Rico

Ce projet se situe dans le contexte de la ville de San juan à Porte Rico, ou un grand nombre d’habitation corresponde à une habitation et commerce. L’équipe veut réinterpréter ce modèle et invente un concept d’Architecture Bitonal – c’est-à-dire à deux tonalités – habitat – commerce.
Ce projet est aussi bien une réponse architecturale formelle – un bâtiment – qu’un projet urbain dans des quartiers plus populaires. Une volonté de faire perdurer un mode d’habitat et de travail, des liens sociaux au sein d’un quartier.

Ce principe d’habitation veut conforter certain quartier populaire de San Juan en proposant cette réinterprétation architecturale contemporaine de l’habitation/travail dans ses espaces délaissés.
Différentes implantations en plan permettent de retrouver un urbanisme en parfaite adéquation par rapport à ce type de quartier populaire.

« Dans cette optique l’architecture d’habitation et de commerce constituent les 2 tons intégrés dans une seule construction, qui devient et propose sa propre identité »
« Dans ce modèle, l’aire de commerce peut se convertir en atelier.... Ces lieux sont suffisamment flexible suivant la nécessité économique »
« le concept d’une architecture bitonal est une réponse au comportement et des nécessités de l’être humain vivant en communauté. Les structures bitonales ont le potentiel d’enrichir les activités dans certains secteurs où habitat-travail se mêlent formant une interaction et une certaines connivences... »

 

3éme Prix de la Maison de l’architecture

Equipe : Pour une démarche Urbaine et Architecturale adaptée – un quartier délaissé, Carénage-Darboussier.
Natacha Niedbala – Architecte- France

Ce projet traite d’un aménagement sur le site de Darboussier.

« Le quartier périurbain de Carénage constitue la première et une des principales ceintures d’habitat spontané de l’agglomération pointoise »

Diverse question se posent :
« Comment envisager autrement la rénovation du quartier?

- Est-on contraint de délocaliser la population?
- Quelles réponses urbaines limiteraient la promiscuité sociale?
- Comment adapter l’habitat au mode de vie des habitants?

Mon travail s’articule autour de 3 hypothèses:
- L’urbanisation spontanée, dont le quartier de Carénage est représentatif, résulte d’une histoire particulière, celle du colonialisme.
- Il est nécessaire de prendre en compte les spécificités du mode d’habiter antillais en vue d’élaborer un projet urbain et architectural.
- Les modèles de logements sociaux proposés sur l’agglomération pointoise sont-ils adaptés et adaptables au quartier de Carénage typo-morphologiquement parlant »

Ce projet grâce à une analyse fine, permet des interventions tout en justesse, des coutures en rapport aux éléments présents dans le quartier – habitat spontanée populaire – friche industrielle – zone maritime.

 

Prix étudiant de la Maison de l’Architecture

Equipe : San Patricio forest – San juan Puerto Rico
Cristina Salvesen – Etudiante en Architecture - Puerto Rico

Ce projet se propose de réaménager un parc urbain au cœur de San Juan. Lors de l’évolution de la ville, de sa transformation nait un parc urbain, mais un accès difficile et peu nombreux, ce parc se meurt et devient un espace délaissé – sans attrait – et insécur.

Ce projet propose de réintégré le parc dans un tissus urbain, de facilité les accès, de créer de nouveaux lieux d’intérêt. Au vu des dimensions du parc, piétons et voitures pourront traverser le parc qui ne devient plus frontière mais lien.

Un travail sur le patrimoine naturel, sur les essences d’arbres, les paysagers et espaces donnent à ce projet une autre dimension écologique très intéressante.

Le jury a tenu a récompenser 2 autres projets par une mention spéciale :

 

Mention spéciale du jury

Equipe : Colon Vive
Céline Domengie – Plasticienne - France / Panama

Ce projet est le condensé des diverses expositions et interventions :
Diaporama et exposition, 6 septembre / 30 Septembre 2005, Alliance Française de Panama. Exposition, 30 Mai / 20 Juin 2006, Musée de la Batterie Morgan, Colon, Panama. Table Ronde, 5 Juin 2005, Bibliothèque nationale Ernesto Castillero Reyes, Panama.

Colon, ville à proximité de l’entrée Est du canal de Panama.

« Colon Vive fut le tissage d’un lien entre deux villes panaméennes: Colon, une ville délaissée, une ville ghetto, et Panama, la capitale... J’ai d’abord été très impressionnée par le contraste entre l’état de délabrement de la ville et son patrimoine: mélange d’architecture coloniale et des mouvements esthétiques de la première moitié du 20e siècle (Art déco, Streamline).
Un ensemble architectural dont l’urbanisme avait été dessiné pour ses habitants: une organisation spatiale pensée sur un plan orthogonal, des places publiques, des promenades, de larges balcons abritant les trottoirs et permettant aux passants de se déplacer pendant les averses tropicales.
Je trouvais à Colon des qualités urbanistiques dont Panama est complètement dépourvue, grâce auxquelles je me sentais en confiance dans cette ville, je commençai à la photographier»

Regard sur une ville, question sur le développement d’une ville, son apogée et son déclin à cause de la création d’une zone franche à l’entrée du canal de Panama.

Question sur la réappropriation d’une ville par ses habitants grâce à la culture, grâce au changement.
Il s’agissait d’impliquer les panaméens mais surtout les habitants de Colon, une fois les financements trouvés (issus de la Zone Libre de Colon), nous avons invités l’Ecole des beaux arts de la ville de Colon à partager cet événement et mis en place un relais avec le Ministère de l’éducation panaméen afin de permettre aux écoliers de visiter l’exposition, et avec le Ministère du tourisme panaméen pour faciliter l’accès à l’exposition aux panaméens (mise à disposition d’une navette depuis la ville de Panama).
Le propos de Colon Vive étant l’ouverture d’un espace de discussion et d’échange, les outils que nous avons utilisé pour rendre visible et pour ouvrir le débat furent d’une part les médias, presse et radio (à Panama et à Colon même), et d’autre part une table ronde à la Bibliothèque nationale Ernesto Castillero Reyes. Les invités ont raconté Colon à travers leurs propres histoires, et l’ont donné à connaître sous des perspectives autres que celles de la violence ou de la pauvreté... »

 

Mention spéciale du jury

Equipe : Rio piedras – re -thinking- re-making and re-appropriating place
Edwin Quilès – Architecte – Puerto Rico

Ce projet a été rendu sous forme d’un documentaire de 15 minutes. Il retrace la réappropriation d’un quartier par la population – réappropriation physique et psychique.

En 1996 une explosion de gaz tue 107 personnes et crée une profonde cicatrice dans la ville et les esprits. Cette explosion fait perdre dans le quartier tout un ensemble de lien, la place n’est plus utilisée, de nombreux problèmes urbain et humain surgissent.
Le projet grâce à des interventions culturelles dans les écoles, des spectacles dans la ville, dans la rue, donne a cet accident sa véritable place dans la ville. Cet événement devient un lien physique, un lien moral entre ses habitants et le quartier.

 

Maison de l'Architecture, 9 rue de la liberté, 97122 BAIE-MAHAULT, GUADELOUPE Facebook MAG    Contact